9e sommet des Présidents des groupes parlementaires affiliés au PPE-DE
Intervention de Joseph Daul, Président du Groupe du PPE-DE, au Parlement européen
Bruxelles, 13 octobre 2008
Joseph Daul, au nom du groupe PPE-DE. –Monsieur le Président de la Commission, Cher José Manuel, Mesdames et Messieurs les Présidents de Groupe parlementaire, Monsieur le Président de la Délégation de l'Assemblée nationale française pour les Affaires européennes, Cher Pierre, Monsieur le Vice-Président, Cher Vito, Cher(e)s Collègues, Cher(e)s ami(e)s,
Avant toute chose, j'aimerais remercier notre Ami José-Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, pour sa présence aujourd'hui avec nous.
Cela montre l’importance qu’il attache aux relations de l’Union européenne avec les Groupes parlementaires nationaux et européens, de façon générale, et avec notre famille politique en particulier.
Cher José-Manuel, dans les temps difficiles que nous traversons, tu sais où tu peux trouver des alliés, des amis et des partenaires de confiance.
Tu sais que les Groupes parlementaires ici représentés sont, avec toi, convaincus que, plus que jamais dans les moments de crise économique et financière, il faut réformer nos sociétés et mettre en place des règles pour préparer l’avenir.
Nous ne sommes pas ceux qui, par démagogie ou facilité, demandent de désigner des bouc-émissaires à une crise internationale complexe.
Nous sommes en revanche ceux qui, avec la Présidence du Conseil et avec la Commission, plaident pour une action unie et forte de l’Europe, à la hauteur des enjeux.
Nous avons vu hier, avec la réunion de l'Eurogroupe, qu'avec de la volonté politique et du courage, l'Europe peut changer le cours des choses. Nous devons en tirer les leçons pour l'avenir.
Dans cette crise financière, notre première préoccupation est pour les petits épargnants, qui ont travaillé dur pour mettre de l’argent de côté pour leur retraite et pour leurs enfants.
Elle est aussi pour les acteurs de l’économie réelle, et avant tout pour les PME, qui doivent pouvoir continuer à financer leurs projets, créateurs d’emplois et de croissance.
Nous soutiendrons toute action qui ira dans ce sens, et nous espérons que le Conseil européen de cette semaine ira dans la même direction.
Chers Collègues,
Je suis très heureux de pouvoir vous souhaiter la bienvenue ici, au Parlement européen, et vous remercie très chaleureusement pour votre participation à ce 9e Sommet des Présidents des groupes parlementaires nationaux issus de notre famille politique.
Je dois vous transmettre les excuses de notre Collègue de l'Assemblée nationale française, Jean-François Copé, Président du Groupe UMP, qui a dû ce matin renoncer à sa participation à notre réunion, ayant été invité par le Président Sarkozy à participer à une réunion de suivi sur la crise financière.
C'est notre Collègue et ami Pierre Lequiller, Président de la Délégation de l'Assemblée nationale française pour les Affaires européennes, qui a bien voulu le remplacer au pied levé.
Merci, Pierre, encore une fois, pour ta disponibilité.
Je veux aussi remercier très vivement mon Vice-Président Vito Bonsignore, grâce auquel nos relations mutuelles se développent de façon si satisfaisante.
Cher(e)s Collègues,
Dans la perspective des élections européennes du mois de juin, l'année 2009 sera une année cruciale pour notre famille politique.
Pour nous tous, il est important de confirmer et de conforter notre force en Europe, et de continuer à construire un avenir commun sur la base de nos valeurs.
Ces élections ne concernent pas seulement les Députés européens, dans la mesure où elles seront, comme toujours, un test de la confiance qu'apportent nos concitoyens à notre action politique commune.
Chers Collègues, en tant que Parlementaires nationaux, vous jouez un rôle majeur dans la prise de conscience collective de l'importance des enjeux européens.
L'actualité de ces dernières semaines, et de cet été en Géorgie, le prouve encore une fois.
Vous êtes, avec nous Députés européens, le lien entre l'Europe et les citoyens. J'espère que nous réussirons ensemble à gagner la confiance des Européens pour nos projets à venir.
Permettez-moi d'aborder maintenant un sujet fondamental pour nos Groupes: le Traité de Lisbonne.
Ce Traité, nous en convenons tous ici, est capital car il permettra à l'Europe de mieux fonctionner, et il permettra à nos Parlements de mieux collaborer et travailler ensemble, en amont et pas seulement en aval des textes législatifs.
J'ai déjà eu, à de nombreuses reprises, et à Athènes encore vendredi dernier, de lancer un appel aux États membres qui n'ont pas encore ratifié ce Traité, de le faire le plus rapidement possible.
Chacun doit pouvoir s'exprimer de façon définitive sur le Traité.
En ce qui concerne nos amis irlandais, nous comprenons qu'ils ont besoin de temps pour parvenir à une solution après le vote négatif, que nous respectons pleinement, de leurs concitoyens.
Mais dans le même temps, à moyen et long terme, le statu quo n'est plus tenable.
Avec l'intensité des crises que nous vivons, et dans la perspective des grands chantiers législatifs qui nous attendent, climat, énergie et autres, gérer l'Union à l'unanimité n'est plus possible.
J'ai donc publiquement invité le Conseil européen à mettre en place une feuille de route qui, après examen cette semaine, pourrait être adoptée en décembre.
Il nous faut sortir d'une impasse institutionnelle qui n'a que trop duré.
Notre famille politique a toujours été la plus active sur ce sujet, et je sais que Nicolas Sarkozy est décidé à s'investir personnellement pour proposer aux 27 une solution viable. Nous le soutiendrons dans cette démarche.
Cher(e)s Collègues,
Je ne veux pas être plus long. Je vous remercie encore une fois de votre participation à cette réunion aujourd'hui, ce soir et demain, et je donne tout de suite la parole à mon Cher Vice-Président, Vito Bonsignore.
Merci de votre attention.
(Applaudissements)
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